Sex Report 2026 : que nous dit l’étude sur la sexualité des Français·es ?
Chaque année, le Sex Report d’Adam & Eve s’intéresse aux pratiques, aux envies et aux habitudes sexuelles. L’édition 2026 dresse un portrait assez contrasté de la sexualité des Français·es : une vie sexuelle globalement satisfaisante, mais encore marquée par des tabous, des non-dits et certaines inégalités.
Voici quelques chiffres qui donnent un aperçu de notre rapport au plaisir et à la santé sexuelle en France.
Une vie sexuelle plutôt satisfaisante… mais pas pour tout le monde
Premier constat : 72 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites ou très satisfaites de leur vie sexuelle. Mais derrière ce chiffre se cachent des situations très différentes : 29 % déclarent avoir des rapports sexuels plusieurs fois par semaine, tandis que 16 % n’ont aucune activité sexuelle.
Une bonne occasion de rappeler qu’il n’existe pas de fréquence « normale » pour avoir une vie sexuelle épanouie. En couple, célibataire, avec ou sans rapports : chacun·e vit sa sexualité à son propre rythme.
Le plaisir ne se résume pas à l’orgasme
Le rapport remet également en question quelques idées reçues sur le plaisir sexuel.
Pour près d’une personne sur deux en France, le plaisir et le jeu passent avant la recherche de l’orgasme. Chez les hommes interrogés, 44 % accordent même davantage d’importance à l’orgasme de leur partenaire qu’au leur.
Autrement dit, un rapport sexuel réussi ne se résume pas à une performance ou à un « résultat ». Le bien-être, la connexion avec l’autre et le plaisir partagé occupent une place importante.
Masturbation : le plaisir en solo, toujours un peu tabou
La masturbation fait largement partie des pratiques sexuelles des Français·es : 85 % des hommes et 65 % des femmes déclarent la pratiquer. Pourtant, le sujet reste parfois difficile à aborder au sein du couple : près d’un tiers des personnes en couple n’en parlent pas avec leur partenaire.
Et les motivations ne sont pas uniquement sexuelles. Si le plaisir reste la première raison citée, la masturbation peut aussi être associée au bien-être, à la détente ou à la diminution du stress.
Consentement : les chiffres montrent qu’il reste essentiel d’en parler
Le consentement occupe également une place importante dans le Sex Report 2026. Pour 65 % des personnes interrogées, il repose sur des mots clairs et explicites. Pourtant, certaines conceptions persistent : 6 % pensent encore que le silence peut valoir consentement et 12 % qu’une participation implique automatiquement un « oui ».
Parler de ses envies, de ses limites et de celles de son ou sa partenaire reste donc essentiel pour une sexualité respectueuse et épanouie.
Et la contraception dans tout ça ?
Le rapport met aussi en lumière une réalité bien connue en matière de santé sexuelle : la charge contraceptive reste majoritairement portée par les femmes. Selon les résultats relayés autour de l’étude, 63 % des femmes déclarent assumer principalement cette responsabilité dans leur couple.
Choisir une contraception, penser au renouvellement, anticiper les rapports ou encore se renseigner sur les différentes méthodes : cette charge mentale ne devrait pourtant pas reposer sur une seule personne.
Une sexualité qui évolue, mais pas sans contradictions
Le Sex Report 2026 montre finalement une sexualité française plurielle, où le plaisir semble prendre une place de plus en plus importante, tout en laissant apparaître des questions encore très présentes autour du consentement, de la communication et de la contraception.
Et si le meilleur enseignement à en tirer était simplement celui-ci : il n’y a pas une seule bonne façon de vivre sa sexualité, mais il y a toujours de bonnes raisons d’en parler, de s’informer et de prendre soin de sa santé sexuelle.
